Il servit d'abord sur un navire, puis dans une usine d'artillerie. Christiane CHAUVIRÉ, « BOUVERESSE JACQUES (1940-) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 mars 2013. Pour ce dernier, une équation comme celle-ci : exprime le fait que ses deux membres sont deux sens différents qui ont une même référence, en l’occurrence l’entité abstraite qu’est le nombre « 29083 ». Selon lui, le langage de la logique n’est pas supérieur, ni aucun autre d’ailleurs. Personnalité emplie de doutes, Wittgenstein se questionne très tôt dans son enfance sur le concept de vérité[21],[N 2]. D’autre part, la preuve d’une conjecture ne prouverait-elle pas une autre proposition[62] ? Le mathématicien G. H. Hardy a exprimé ce point de vue platoniste d’une manière imagée en se comparant à un « observateur » regardant au loin une chaîne de montagnes, son rôle étant de décrire celle-ci du mieux qu’il peut ; il peut aider un étudiant en pointant du doigt, et lorsque celui-ci aperçoit ce dont il est question, son travail est terminé : la preuve n’est donc qu’une « fioriture rhétorique », dont le but n’est que de « stimuler l’imagination des étudiants[1] ». Krivine, J.-L. « Une preuve formelle et intuitionniste du théorème de complétude de la logique classique ». La traduction anglaise fut assurée dans un premier temps par Frank Ramsey, puis par C. K. Ogden, avec l'aide de Wittgenstein. Signification, preuve et conjecture mathématique, 4. Il existe quelque chose comme 367 preuves du théorème de Pythagore ; sont-elles toutes des variantes d’une même preuve ou doit-on parler de 367 théorèmes de Pythagore ? Éclaircissement qui vise, non à dissoudre des erreurs, mais à souligner l'absence irréductible de sens de certains énoncés. En 1939, G. E. Moore démissionna et Wittgenstein, alors considéré comme un génie de la philosophie, obtint la chaire de philosophie de Cambridge et acquit la nationalité britannique dans la foulée. », « Quoi qu’il puisse m’arriver (et je ne suis nullement confiant dans mon avenir), j'ai le sentiment d'avoir fait ce qui était le plus naturel. Il travailla sur les Investigations philosophiques. Nous ne partageons pas ces lectures, qui sont en fait idéologiques, puisqu’elles consistent à utiliser Wittgenstein pour critiquer certaines thèses en philosophie analytique contemporaine ; leur résultat ayant été non pas d’infléchir le cours de la philosophie, comme tout radicalisme rêve de le faire, mais seulement de marginaliser considérablement Wittgenstein, voire de l’exclure du « canon » analytique. — Parce que, en la prouvant, nous lui conférons un sens nouveau dont elle était auparavant entièrement dépourvue. », dans, Marion, M. « Wittgenstein et le constructivisme », dans, Marion, M. 2008b, « Rationality from a Logical Point of View », dans, Marion, M. « Brouwer on Hypotheses and the Middle Wittgenstein », dans. 1.11 Il mondo è determinato dai fatti e dall’essere essi tutti i fatti. Si une autre citation est encore nécessaire à ce stade-ci, en voici une : Pourquoi dis-je que nous ne trouvons pas mais que nous construisons une proposition telle que le théorème fondamental de l’algèbre ? Lorsqu’on attribue certaines thèses de philosophie des mathématiques au « deuxième Wittgenstein », ce sont généralement des thèses dont l’origine se trouve dans les manuscrits de la période 1929-1933. « Incessu, comme dit le poète, incessu patuit dea. On découpe en général la philosophie de Wittgenstein en au moins trois périodes, soit celle du « premier Wittgenstein », de ses débuts à la publication du Tractatus (1911-1921) et l’abandon de toute activité philosophique, suivie la période « intermédiaire » ou de « transition », s’étendant de son retour à la philosophie en 1929 à (l’année précédant) la rédaction de la première version des Recherches philosophiques, et du « deuxième Wittgenstein », de 1936 jusqu’à sa mort. URL : Lara Philippe, « Wittgenstein : une philosophie musicale ? Cet « isomorphisme » ne peut pas être présenté dans le cadre de ce texte ; pour une présentation en français, voir Coquand 1980, ou celles plus accessibles pour un philosophe de Joinet 2009 et de Wagner 1998, 163-185. Il lui fit, ainsi qu'à G. E. Moore, une grande impression. Deuxièmement, les liens que Wittgenstein voit ici sont directs et font l’économie d’un passage par la métamathématique[46] ; c’est là la source de ses objections au programme de Hilbert. Les difficultés perdurèrent néanmoins. Il existe un débat considérable sur l'intensité de la vie homosexuelle de Wittgenstein, inspiré par William Warren Bartley qui affirme avoir trouvé des preuves de plusieurs liaisons passagères quand il habitait Vienne. », Rue Descartes, 2003/1, « Contentez-vous de vous améliorer, c’est tout ce que vous pouvez faire pour améliorer le monde. DEL TRACTATUS DI WITTGENSTEIN di Luciano Bazzocchi* Rivista di storia della filosofia, n. 2, 2013 * bazzocchi@unisi.it; docente nella Summer School dell’Università di Siena. Qu’il ait soutenu la thèse selon laquelle « la signification d’un énoncé mathématiques est donné par sa preuve » est indéniable, malgré les propos sans fondement d’une autorité comme Hilary Putnam[3]. Philosophiques, Volume 39, Numéro 1, Printemps 2012, p. 101–124La période intermédiaire de Wittgenstein, Tous droits réservés © Société de philosophie du Québec, 2012. Lugwig Wittgenstein Tractatus Logico-Philosophicus. 19. Russell reconnut rapidement son premier séjour comme suffisant et le pressa d'utiliser le Tractatus comme thèse de doctorat, ce qu'il fit dans l'année. « Modular Elliptic Curves and Fermat’s Last Theorem ». Il développa alors une nouvelle méthode philosophique et proposa une nouvelle manière d’appréhender le langage, développée dans sa seconde grande œuvre, Investigations philosophiques, publiée, comme nombre de ses travaux, après sa mort. Mais Wittgenstein éprouve, dans des passages comme celui-ci, beaucoup de difficulté à se dépêtrer d’une des conséquences fâcheuses de son point de vue, à savoir qu’une question ne peut avoir de sens que lorsque nous possédons une méthode pour en trouver la réponse : Avant la preuve, poser la question à propos de la proposition générale n’avait pas de sens, donc ce n’était même pas une question, car la question n’aurait eu de sens que si nous avions connu une méthode générale de décision avant de connaître la preuve particulière. Cependant, puisque ses remarques sont souvent sujettes à une réfutation facile[71], nous aimerions conclure en tissant rapidement des liens avec des développements en logique que Wittgenstein n’a certes pas anticipé, mais qui confirment en quelque sorte ses thèses. Nous donnons ci-dessous une version légèrement modifiée de Skolem 1967, 305-306. Wittgenstein sur le langage dans le Tractatus Logico-Philosophicus. Ceux que fascine la psychologie des grands esprits tourmentés sen délecteront ; et grâce à cette correspondance, la vie de Wittgenstein est encore mieux connue. Wittgenstein s'opposa à ce que la préface soit publiée dans la version allemande. Tractatus Logico-Philosophicus Logisch-philosophische Abhandlung By Ludwig Wittgenstein First published by Kegan Paul (London), 1922. Cette thèse est à la base de son argument célèbre sur la manifestation de la compréhension, voir Dummett 1991a, 79sq. Elle continue ainsi : Si nous voulons voir ce qui a été prouvé, nous ne devons regarder que la preuve. Dummett est sur ce point plus proche de Frege que de Wittgenstein, et cela ressort clairement dans Dummett 1991, 294-295. Dans son ouvrage Le raisonnement sociologique, le sociologue Jean-Claude Passeron mobilise la terminologie wittgensteinienne pour montrer que « La mise à l'épreuve empirique d'une proposition théorique ne peut jamais revêtir en sociologie la forme logique de la réfutation (« falsification ») au sens poppérien »[57]. Ce travail fut publié après la mort de Wittgenstein dans De la certitude. Date de 1ère mise en ligne : 4 octobre 2014. Avant ce que nous appelons preuve, nous n’avions qu’un patron approximatif de ce sens dans le langage des mots. Il étudia brièvement en Allemagne auprès du logicien Gottlob Frege[Quand ? Cependant, lorsqu’on tente de clarifier la signification de ce slogan, on se bute à plusieurs difficultés, dont certaines seront soulevées dans ce qui suit. Une première version de ce texte avait été rédigée par Mathieu Marion pour le colloque Wittgenstein’s Philosophy of Mathematics, organisé par Laurence Goldstein, et qui s’est déroulé à l’Université de Kent, Canterbury, le 27 et 28 janvier 2006. Son père, comme sa mère, étaient musiciens. Il libro contiene l'introduzione di Bertrand Russell, una prefazione di Wittgenstein, un indice analitico piuttosto utile per districarsi tra le varie proposizioni e, naturalmente, il Tractatus. Wittgenstein, Tractatus Logico-Philosophicus, 4.111 et 4.112. 1.11 Le monde est déterminé par les faits, et par cela qu’ils sont tous les faits. Si on dénote la quantité de nombres premiers qui ne sont pas plus grands que n par π(n), la densité de ceux-ci pour n nombres naturels sera donnée par π(n)/n. La signification d’un énoncé mathématique est donnée par sa preuve. Il a apporté d’importantes contributions en logique, dans la théorie des fondements en mathématiques et en philosophie du langage. MarionUniversité du Québec à Montréalmarion.mathieu@uqam.ca, Mitsuhiro Les pages de son journal d'alors reflètent néanmoins son mépris pour la médiocrité de ses camarades soldats[24]. Dans cette œuvre influencée à la fois par la lecture de Schopenhauer et de Kierkegaard, et par Frege, Moore et Russell, Wittgenstein montre les limites du langage et de la faculté de connaître de lhomme. Cet exil volontaire lui permit de se consacrer entièrement à sa recherche et il dira plus tard de cet épisode qu'il fut l'une des périodes les plus passionnées et productives de son existence. Voir Ambrose 1966, Wright 1980, 39-56, Diamond 1991 et Säätelä 2011. Si la signification est donnée par la preuve, alors la signification a-t-elle changé en cours de route et comment reconnaîtrions-nous une preuve comme étant celle de l’énoncé de départ ? Le « calcul des équations » du Tractatus peut certes rendre compte des équations de la théorie des nombres, mais on laisse souvent entendre qu’il n’a guère de valeur comme « fondement ». WITTGENSTEIN, IL "TRACTATUS LOGICO-PHILOSOPHICUS" 1 Il mondo è tutto ciò che accade. Il fut accueilli à la gare par une foule composée de quelques-uns des plus grands intellectuels d'Angleterre et réalisa avec horreur qu'il était l'un des philosophes les plus célèbres au monde. Le sociologue des sciences David Bloor s'est référé, de manière appuyée et controversée, sur le commentaire de Wittgenstein sur ce qu'est « suivre une règle » pour légitimer ses positions relativistes[54]. Voici les livres incontournables si vous souhaitez mieux comprendre la pensée de cet auteur : Pastorini C., Ludwig Wittgenstein, une introduction, Pocket, Paris, 2011 Bouveresse J., Le mythe de l'intériorité : Expérience, signification et langage privé chez Wittgenstein, les éditions de Minuit, Paris, 1987 Soulez A. et Sebestik J., Wittgenstein et la philosophie aujourd'hui, l’Harmattan, Paris, 2003 Ogien A., Les formes sociales de la pensée, Armand Colin, Paris 2007 Laugier S., Wittgenstein, les sens de l'usage, Vrin, Pa… (celui du Tractatus logico-philosophicus) et le Wittgenstein II (celui de Recheches philosophiques). De nombreuses conjectures, comme celle désormais résolue du dernier théorème de Fermat (5) ou celle encore non résolue de Goldbach, ne sont justement pas de cet ordre — en fait, de grands pans des mathématiques ont été conçus par des tentatives, comme celle de Kummer, de prouver le dernier théorème de Fermat[68].